Genèse d'une vocation

Par Sébastien Villaba, fondateur d'1 Formation

"J'ai enfin découvert le chaînon manquant entre le singe et l'homme c'est nous." Disait Pierre Dac.


Depuis tout petit, j'ai toujours eu la sensation que "quelque chose ne tournait pas rond"... La façon dont les adultes se comportaient les uns avec les autres me laissait dubitatif tant leurs comportements ressemblaient à ceux des enfants...
Entre 1995 et 1999, je découvris, au fil de mes lectures, les travaux d'individus tels que ceux d'Henri Laborit, de Watzlawick, ou d'Eric berne, qui allaient modifier en profondeur ma façon de percevoir le monde. J'eu même la chance de rencontrer certains de ces individus "remarquables" qui vous transforment à jamais un destin... (du moins, le mien). Des gens comme Henry Plée, Charles Antoni ou Etienne Jalenques...

Je pus ainsi mettre des mots sur cette sensation viscérale omniprésente depuis ma venue au monde... Chose qu'Henri Laborit fait à merveille :
« Beaucoup d’entre nous mourront ainsi sans jamais être nés à leur humanité, ayant confiné leurs systèmes associatifs à l’innovation marchande, en couvrant de mots la nudité simpliste de leur inconscient dominateur.»
Une grande partie de son oeuvre traitant des lois élémentaires du fonctionnement du cerveau humain et du constat simple que tant que ces lois ne seront pas plus répandues et mieux connues, aucun changement profond ne sera possible au sein de l'humanité, 1 formation se veut être un petit pas dans la direction qu’il aurait souhaité... plus de 15 ans après sa mort.

 

Par la suite, alors que j'étudiais la Programmation Neuro Linguistique, l'Hypnose et l'ennéagramme, je découvris les travaux d'Alfred Korzybsky, notamment la Sémantique générale... Il disait, entre autres : " Si vous ne vous occupez pas de votre cerveau, alors c'est lui qui s'occupera de vous". Ce fut une véritable révélation pour moi et je pris alors la décision de partager avec quiconque le souhaiterait ces différentes méthodes de « reprise en main » de notre propre cerveau.


Alors que je commençais à recevoir mes premiers patients en Psychothérapie, l'ampleur de l'impact de la société sur l'individu me laissa de plus en plus perplexe. Quand bien même nous disposions d'outils affûtés, les différentes convenances et croyances grégaires rendaient toute tentative de libération profonde intérieure bien plus complexe qu'elle ne me l'avait paru initialement.

C'est ainsi que je commençais à étudier la spirale dynamique, les approches systémiques et à m'intéresser à l’impact de la politique et des structures sociales sur l'humain.


De ces recherches naquirent, entres autres, un film "les nouveaux fanatiques" traitant, des liens entre systèmes politiques et conditionnements sectaires (un de mes sujets de prédilection en psychologie) sur lequel il m'arrive encore aujourd'hui d'intervenir en tant que conférencier ou expert indépendant.

Comment espérer qu'un jour l'Homme que nous portons tous en nous puisse se dégager de l'animal que nous portons également si jamais on ne lui dit comment fonctionne cette admirable mécanique que représente son système nerveux ? Comment espérer voir disparaître l'agressivité destructrice, la haine, la violence et la guerre?

N'est-il pas indispensable de lui montrer combien, aux yeux de la science, peuvent paraître mesquins et ridicules les sentiments qu'on lui a appris à considérer comme les plus nobles sans lui dire que c’est seulement ceux qui sont les plus utiles à la conservation des groupes et des classes sociales ?

Alors même que l'imagination créatrice, propriété fondamentale et caractéristique de son cerveau, n'est le plus souvent, absolument pas exigée pour faire de lui un honnête homme et un bon citoyen.