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De l'échec en une dimension à la réussite multi-dimentionnelle.

La société française se transforme petit à petit et de plus en plus d'individus sont actuellement en quête de nouvelles façons de vivre...

Depuis de nombreuses années de nombreuses personnes autour de moi me font part de leurs déboires professionnels. Il semblerait que les paradigmes actuellement à l’œuvre dans la plupart des entreprises françaises ne suffisent plus à motiver la plupart des employés.
Bien sûr ils continuent de faire leur travail, il faut bien manger, mais les rapports entre patrons et salariés, managers et managés se fragilisent et la situation aboutit bien souvent à un jeu de dupes; chacun, tentant de tirer son épingle du jeu, dès que l'occasion se présente sans réellement réaliser que, ce faisant, il impacte sur l'ensemble du système auquel il appartient.
Cela n'est pas étonnant. Depuis plusieurs décennies, les valeurs compétitives ont été de plus en plus valorisées au sein de notre socio-culture et ces dernières ont largement contribuées à une hausse de notre niveau de vie en amenant les prestataires les moins efficaces à disparaitre des marchés ou à se recycler.
Et c'est ainsi qu'en quelques années, ce modèle est devenu la norme, apportant dynamisme et innovation dans les secteurs qui en avaient besoin. Beaucoup crurent qu'ils avaient trouvés la panacée, il faut dire qu'à l'aune de ces nouvelles stratégies, le niveau de vie du ménage moyen augmenta considérablement.
Tout le monde s'aligna alors sur ce modus operanti
et, comme c'est fréquemment le cas lorsque l'ensemble de la population va dans la même direction, des effets pervers firent leur apparition.
L'abondance matérielle crée était en train se s'imposer sur les valeurs non matérielles :
- les nations unies essayèrent de redresser la barre en créant des notions telles que l'indice de développement humain,
- la New Economic Fondation développa le "Happy Planet Index*"...
Les nouvelles échelles de mesures se succédèrent, tel que: «le bonheur intérieur brut» dont la formulation se voulait clairement être une alternative à la vision purement économique du Produit Intérieur Brut.

Certains individus découvrirent qu'ils pouvaient commencer à réfléchir en plusieurs dimensions...Cela semble simple dit ainsi et pourtant, comme nous allons le voir, ce n'est pas toujours aisé...

Combien de fois avons nous sentit notre valeur personnelle affectée par une contre-performance ou par une défaite?
Combien d'individus dorment 3h par nuit, repoussant leurs limites physiques et mentales à coup de caféine, cocaïne et autres excitants afin de rester compétitifs face à leurs concurrents?
Combien de jeunes ont vus leur confiance en eux et leur image d'eux mêmes amochée parce qu'ils prenaient simplement quelques heures de plus que la moyenne de leurs camarades pour appréhender une notion? Et combien se sont dit qu'ils étaient "nuls" après avoir reçu leur copie affublée d'une note qu'il était impossible d'assumer une fois rentré à la maison?


Un des pièges les plus grossiers survenant dans ces différents exemples est la pensée unidimensionnelle. De fait nous ne sommes pas ce que nous réalisons, nous ne sommes pas notre travail ou notre performance sportive.
Si il est parfois désagréable de ne pas atteindre son objectif comme prévu initialement, l'échec peut être, comme nous l'enseigne la PNL, une façon d'obtenir d'avantage d'informations.

Même le présupposé "il n'y a pas d'échec, il n'y a que de l'information" est généralement compris, même par les PNListes de façon unidimensionnelle.

Par exemple, je n'ai pas réussi mon gratin dauphinois cette fois ci, son goût me donnera un supplément d'information sur différents paramètres (ingrédients,cuisson,etc...)qu'il me faudra modifier. Cette démarche quoique bien connue à présent, demeure la base d'un état d’esprit positif et pro actif.
Mais nous pouvons aborder la chose autrement...
Il est également possible d'élargir le cadre de référence et de se demander si c'est bien un gratin dauphinois que nous souhaitons faire, ou encore si nous ne pourrions pas obtenir autrement ce que la réussite du gratin nous apporterait (peut être la reconnaissance d'une personne du sexe opposé venue dîner ce soir la...).
Au final, il est tout à fait possible que la réalisation d'un gratin ne soit qu'une des multiples manières d'atteindre notre méta-objectif.
En fait, si nous nous attardons sur ce que sont nos méta-objectifs, on se rend compte qu'il n'est généralement pas aisé de les définir avec clarté;souvent ils sont initialement formulés sous forme de nominalisation et/ou de concepts vagues.
Si la PNL nous incite à les formuler de façon concrète et quantifiable,ce procédé implique généralement une perte substantielle d'information.
D'un certain point de vue, c'est cette perte de données qui va permettre de passer à l'action. Action qui nous fournira, par la suite, de précieux compléments d'informations.
C'est un procédé extrêmement utile. Tout comme fut utile le management par objectif et le développement des valeurs compétitives de la fin du vingtième siècle évoqués plus haut...
L'important étant peut être de se souvenir que ces manières de procéder "axés résultats"ne sont qu'une façon de faire parmi d'autres.
Elles ont bien sûr l'avantage de la rapidité et d'une certaine forme d’efficacité.
Mais leur structure même se base sur l'occultation d'un grand nombre d'informations. Une fois ces méthodes maitrisées, c'est la chasse aux aspects de la réalité mis de coté qui permet d'atteindre un niveau supérieur de gestion des situations; de passer de l’efficacité à l’Efficience, du raisonnement monodimensionnel au raisonnement multi-dimensionnel.

Et si le fait que le gratin soit mal cuit lui donnait envie de revenir vous en préparer un? Auriez vous souhaité le réussir?

* http://www.happyplanetindex.org/